COMPTE-RENDU DE LA RENCONTRE DU 30 SEPTEMBRE 2015

ACCUEIL DU CŒUR 36

Introduction :

Le collectif est un mouvement apolitique, à caractère non religieux.

À la générosité de cœur doit suivre la générosité d’action.

Objectif : une intégration réussie, mais la question posée est : « Qu’est-ce qu’accueillir ? ». Dissociation Accompagnement/Hébergement » » » Pas de limite à l’accompagnement.

Présences : 59 personnes dont 21 nouveaux ce qui porte à 128 le nombre total de membres ayant intégré le collectif au soir du 30 septembre 2015.

Ordre du jour :

  • Compte rendu de la Rencontre à la préfecture du 23 septembre 2015
  • Discussion autour du statut de collectif versus association ainsi que définition du secteur géographique
  • Quelle communication choisir ?

 

Rencontre du 23 septembre 2015 à la Préfecture

Objet : Parler de l’accueil d’urgence

Présents :
Monsieur Giraud = Secrétaire général de la préfecture et nommé par le Préfet, Coordonnateur pour les réfugiés de l’Indre.
Opérateurs HLM : OPAC, SCALIS, CAF
Associations : Coalia, Solidarité accueil, Blanche de Fontarse, EMMAUS
Représentants de l’Inspection Académique
Les mairies : St Plantaire, Arthon, Vatan, Mosnay, Le Blanc, St Valentin, Buzançais, Argenton, Châteauroux. Seuls les maires intéressés avaient été convoqués.
Membres du collectif d’Argenton

Informations obtenues :

Actuellement, huit familles irakiennes ou syriennes sont attendues dans l’Indre. Ce sont des familles chrétiennes, minorités ethniques persécutées dans leur pays.

L’état semble prêt à accélérer les procédures de demandes d’asile avec :

  • Passage de la gouvernance de la préfecture vers la région
  • Réduction des délais de traitement des dossiers
  • Ouverture rapide des droits
  • Mise en place immédiate d’un accompagnement (vs minimum 6 mois sur le territoire habituellement.)

Rapide intégration des enfants dans les écoles les plus proches des domiciles (avec possibilité d’accompagnement de ces enfants par des bénévoles pour aider les professeurs ). L’Education Nationale se dit prête si les maires des communes concernées ainsi que l’IA et les enseignants sont d’accord.

Monsieur le Préfet a rappelé que seul le maire serait l’interlocuteur avec la Préfecture pour le moment en ce qui concerne l’hébergement.

→ Les bénévoles doivent se faire connaitre à la mairie pour déclarer leur volonté d’héberger et remplir un dépôt d’offre de service

Des services civiques pourraient également intervenir.

Une question est posée :
Est–ce que le collectif ne pourrait pas gérer lui-même l’accueil ?
Un membre dit qu’il y a des lois très strictes sur l’accueil de personnes hors euro.
Un autre membre propose l’ex L’Auberge de Maître Jean qui avait vocation d’accueillir les personnes en difficulté comme hébergement : affaire à suivre.
Plusieurs membres souhaitent que le collectif par son existence soit un levier de forcing pour ce genre de propositions.
Un membre explique qu’on peut difficilement héberger des réfugiés dans la « campagne profonde » loin de tout et de tous.

Discussion autour du statut de collectif versus association ainsi que définition du secteur géographique

Peut-on fédérer avec d’autres villes ou communes ? Quid d’un listing exhaustif des communes concernées ?

Quatre personnes de la Châtre souhaitent monter un collectif sur leur secteur. Aimeraient organiser une réunion dans leur commune et souhaiteraient que des membres du collectif argentonnais viennent les aider. Aucune date n’a été définie pour le moment. Échange de coordonnées.

Plusieurs membres s’interrogent du discours à tenir face aux réfractaires. Proposition de travailler collectivement sur des réponses.

Beaucoup considèrent que l’appellation « accueil du coeur36 » peut appartenir à plusieurs collectifs, qu’il faut faire masse pour être visibles au niveau des collectivités et ne pas laisser des petits villages intéressés sur la route.

Une participante intervient pour dire qu’il ne faut peut-être pas se focaliser sur l’hébergement qui sera plus facile à gérer mais qu’il faut parler davantage d’accompagnement. Le partage des informations est très important et un formulaire de propositions d’aide aux réfugiés a été créé dans ce sens.

Plusieurs interventions des membres s’ensuivent :

  • Un membre dit qu’il faut éviter tout ce qui est centralisateur et qu’il est important de rester dans l’état de collectif.
  • Un autre réplique que si on porte le même nom à plusieurs communes, il va falloir quand même centraliser à un moment donné. La Préfecture ou la Région devront s’adresser à une unité centrale qui donnera les infos du-des- collectif (s).
  • Une autre pense qu’il faut aussi habituer les autorités à ne pas toujours avoir les mêmes interlocuteurs, car les gens qui seront toujours sollicités risquent d’être « usés » rapidement.
  • Une autre évoque le problème des dons qui s’est posé. Il y a des règles financières strictes. Certes on peut passer par le biais d’associations mais c’est frustrant de ne pas donner les dons aux gens qui sont sur place et dans le besoin.
  • Une autre fait part de ses recherches au niveau des associations :
    • « MEDINA » :
      • Située à Bourges (18). Double approche : Accueil sur Bourges et aide dans les camps de réfugiés (matelas, bottes etc. .). Déjà engagée en Bosnie, frontière Turquie/Syrie.
      • A insisté sur le barrage de la langue et l’importance du FLE (Français Langue Étrangère / la charge de travail occasionnée/ prévoir des accueils de longue durée/ Héberger = Aider à l’intégration et faire preuve de solidarité obligatoirement.
    • « Les Restos du Cœur »: président départemental est Patrick Brunaud.
      • Il nous alerte sur les difficultés liées au statut associatif : Compte-rendu à la réfecture, justification des dons auprès de l’État, connaissances juridiques etc.
    • « Solidarité Accueil » :
      • Une ancienne cadre de l’association pense qu’il est très difficile de gérer à la fois salariés et bénévoles. S’il y a création d’une association, il faut avoir une référente professionnelle dans chaque domaine concerné (illettrisme, droit, santé, etc.) (constitution d’une plateforme technique)
    • « Secours Populaire»
      • On nous conseille de créer une association avec des statuts clairs et de faire des partenariats

→ Nous avons choisi de prendre le temps de la réflexion, d’étudier les pistes et de considérer l’évolution de nos actions avant de passer ou pas du collectif à l’association.

Quelle communication choisir ?

le nom de domaine a été déposé : Accueil du cœur 36

On est tous d’accord sur le fait qu’il faut communiquer pour être visible et crédible auprès des institutions, pour informer et pour permettre à tous ceux qui veulent aider de nous rejoindre et
Un débat a lieu : Une page Facebook, un site internet ou un blog ?

Facebook
Les avantages énumérés :

  • Rapidité de partage des informations
  • Augmentation rapide du réseau

L’inconvénient majeur : un simple pseudo est demandé pour ouvrir une page Facebook et donc pourra aussi servir de défouloir aux opposants au collectif.

Le blog
Les avantages : demande une adresse mail valide pour pouvoir intervenir et donc permettra un échange avec des personnes partageant les mêmes valeurs que le collectif ou du moins de l’intérêt

Les Inconvénients : trop restrictif et pas tout à fait en accord avec l’idée du collectif
Beaucoup semblent apprécier l’idée de faire un site internet mais certains signalent le fait qu’il est difficile d’être dans la réactivité et la spontanéité avec un site.

Un membre travaillant dans l’informatique propose son aide.
Il est décidé de faire un groupe de travail « Communication » avec lui pour évaluer les diverses possibilités de communication et choisir le/les moyens

Plusieurs questions sont posées :

  • Rythme des réunions ? → Nous avons choisi de nous réunir dans 2 semaines
  • Quel rôle voulons-nous vraiment jouer ?
    • Être force de proposition auprès de la Préfecture et des communes pour l’hébergement comme pour l’accompagnement : être former au FLE pour aider à l’apprentissage du français, aider à l’encadrement santé (rdv médecin etc. .), faire des partenariats avec des associations (qui sont déjà débordées) pour nourriture et logement ( mobilier par ex) etc.
    • Faire pression pour favoriser l’arrivée de réfugiés sur notre secteur en montrant notre fiabilité
  • Que pouvons-nous apporter en tant qu’individus ? En tant que collectif ?
    • Un formulaire va parvenir par mail afin de récolter un maximum d’informations sur ce que chacun peut et/ou a envie d’offrir comme technique, temps, loisirs, compétences, connaissances etc.
    • Nous pouvons renvoyer ce formulaire par mail à l’adresse du collectif

Nous avons choisi de nous réunir le jeudi 15 octobre 2015 à 19h dans la même salle si celle-ci est disponible pour travailler sur les points suivants :

Réflexion commune sur : Qu’est-ce qu’accueillir ?

Puis 3 ateliers :

  1. Dépouillement des formulaires
  2. Ecriture des valeurs du collectif dans un objectif de présentation aux institutions comme aux personnes
  3. Communication avec le net

Un pot amical a clôturé notre rencontre.

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